26.06.2008
Yaya Touré, lauréat du Prix Sport Ivoire, en Côte d’Ivoire
Fin de suspens pour la saison 3 du Prix Sport-Ivoire 2008 du meilleur footballeur ivoirien. A la suite de Didier Drogba c'est Yaya Touré Gnégnéri que le public et les journalistes sportifs d'ici et d'ailleurs ont hissé sur le toit du football ivoirien.

Le métronome, l'ordinateur, le valeureux, l'exemple de toute une nouvelle génération de footballeurs de race ivoirienne. Des superlatifs qui ne se tairont plus jamais. En tout cas, pour tout le temps que durera son règne sur le trône des meilleurs footballeurs de la Côte d'Ivoire. Et pourtant l'on le sentait à pleines narines venir. Leader de loin à la fin du premier tour, Yaya se taillait déjà, le manteau du Roi de Côte d'Ivoire. Et si les performances du FC Barcelone le rendait plus vulnérables face à ses concurrents finalistes de la Ligue européenne des Champions (Kalou, Drogba), Champion et vainqueur de la coupe de France (Kader Kéita) et meilleur buteur de leur club (Baky 14 buts cette saison), les prestations de Gnéri en disait long sur le talent hors-paire du maître de l'antre-jeu de Frank Rijkaard.
Seule satisfaction des recrues du Barça
Seul satisfaction de toutes les recrues estivales des Azulgranas devant Thierry Henri et Eric Abidal, Yaya faisait oublier aux côté de Xavi Hernandez et d'Andres Iniesta, un certain Ronaldinho, plus en odeur de sainteté avec le Camp Nou. Et pourtant rien ne présageait cette aise dans un milieu défensif barcelonais où étaient installer des hommes de métier tels les brésiliens Thiago Motta et José Gomes Edmilson Moraes. Mais comme au Metalurg Donetsk, à l'Olympiakos et à Monaco, Yaya a imprimer sa marque au milieu barcelonais qui ne peut plus se passer de son métier. Victime d'une hernie discale, le club espagnol a tenu à ce que Yaya demeure dans le jeu. Sous infiltration, il termine avec beaucoup de témérité une saison vierge pour les Blaugrana mais riche pour l'Ivoirien qui a fait chavirer le cœur des catalans tant dans les vestiaires qu'en dehors.
Egal à lui même avec la Séléphanto
Si ses prestations sont de haute portée outre atlantique, celles sous le maillot nationale sont un régal pour ceux qui n'ont cessé de le suivre. Déjà pour ses premiers pas avec les Eléphants, le 24 juin au stade international du Caire face aux Pharaons d'Egypte en éliminatoires couplées Can-Mondial 2010, Yaya participe activement à la victoire (1-2) surprise des Eléphants sur les Pharaons. Son talent et surtout son grand caractère lui permettent d'y demeurer et d'évoluer, comme dans ses rêves, aux côtés de son frère Kolo Touré au sein de la "Séléphanto". Victorieux lors de ses premiers pas, ses derniers à la CAN 2008 ne sont pas à marquer avec le sourire. Car diminué physiquement, Gnéri n'aura pas tenu la bataille du milieu face aux mêmes égyptiens. Eliminé en demi-finale de sa deuxième Coupe d'Afrique des Nations après avoir gouté aux délices d'une finale en 2006, Yaya repart pourtant de Kumassi avec la distinction de l'un des meilleurs milieu d'Afrique, le seul ivoirien à figurer dans le onze type de la CAN 2008.
Drogba avait trouvé son successeur
Des performances et un courage de géant qui lui permettent d'accéder au panthéon du football ivoirien et de devenir le Meilleur Footballeur Ivoirien de la saison 2008, succédant ainsi à Didier Drogba qui avait déjà prédit les événements. "Malgré l'année blanche de Barcelone Yaya est la seule satisfaction parmi les nouvelles recrues. C'était pas facile pour lui de s'imposer dans un club consterné de grands noms. Mais il l'a réussi de fort belle manière. Et il faut lui tirer le chapeau". Le chapeau en forme de couronne, le public et les journalistes sportifs de Côte d'Ivoire l'ont tissé sur la tête de Touré Yaya Gnégnéri, Prix Sport-Ivoire de la saison 2008.
Source Sport-ivoire
20:25 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : football, yaya touré
Okocha prépare son Jubilé

D’autres stars du football africain comme Didier Drogba et Michael Essien sont attendues à cette fête du ballon rond, a ajouté Khalilou Fadiga joint au téléphone depuis Casablanca. « C’est un honneur et un énorme plaisir d’être associé à la fête d’un aussi illustre footballeur du continent africain que Jay-Jay », s’est réjoui l’ex-meneur de jeu des Lions avant d’ajouter : ‘’Okacha est un des plus grands joueurs du continent.
C’est quelque part un pincement au coeur de ne plus le voir sur les pelouses« . Augustine »Jay-Jay" Okocha, 35 ans, fête son jubilé au terme d’une brillante et riche carrière passée entre son Nigeria natal et le Qatar, en passant par l’Allemagne, la Turquie, la France et l’Angleterre. L’an dernier, alors qu’il évoluait à Hull City (Division 2 anglaise), l’international Nigeria a failli mettre à terme à sa carrière avant de raviser, quand son équipe accéda en Premier League (élite anglaise).
Source Sud Online
20:17 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : football
Salomon Kalou joue au foot contre des stars de basket!!
Salomon Kalou a disputé un match de charité à New York, en compagnie de la star des Phoenix Suns, Steve Nash, de Jason Kidd, Baron Davis et de footballeurs comme Steve McManaman, Robbie Fowler et Thierry Henri.
La scène peut sembler insolite : des stars de la NBA et du football s'adonnant aux joies de l'urban football en plein coeur de New York. Elle n'a pourtant rien d'exceptionnel si on considère qu'il s'agissait d'un match de charité organisé par Steve Nash. Le meneur de jeu canadien d'origine sud-africaine est en effet un grand amateur de "soccer". Il a donc organisé un petit 8 contre 8 sur un playground de Chinatown. Et le bien nommé "Steve Nash's showdown @ Manhattan" a réuni des athlètes aussi prestigieux que les basketteurs Baron Davis, Jason Kidd, Rajah Bell et Leandro Barbosa ou les footeux Thierry Henry, Robbie Fowler, Claudio Reyna et Salomon Kalou...
Pour l'anecdote le ballon de plomb de la rencontre aurait pu être décerné à Baron Davis. Le meneur de jeu des Warriors de Golden State - qui jouait en casquette et lunettes de soleil - a provoqué deux penaltys... Mais l'essentiel était ailleurs : Steve Nash était ravi. Une foule impressionnante a salué la victoire de son équipe, 9-4.
Cresus Wilfried avec My Free Sport
19:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : football
24.06.2008
Mondial-2010 - Dr Jordaan: "Une équipe africaine en finale"
Le Dr Danny Jordaan, chef du comité d'organisation du Mondial-2010 en Afrique du Sud, a estimé mardi à Vienne que le moment était venu pour "une équipe africaine d'aller en finale d'une Coupe du monde" afin de laisser un "héritage" sur le continent africain après ce tournoi.

Q: Quel est l'enjeu du Mondial-2010 en Afrique du Sud?
R: "C'est d'abord une question d'héritage à laisser pour tout un continent. Et pour cet héritage, le moment est venu pour une équipe africaine d'aller en finale. Nous avons de très bonnes équipes en Afrique, le Ghana, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Sénégal, le Nigeria, l'Egypte, la Tunisie. Il y a les joueurs actuels, les Drobga, Eto'o, Essien, ou même les jeunes comme Yaya Touré. Il y a aussi des ex-grands joueurs, qui sont aujourd'hui des ambassadeurs du football, comme George Weah, Abedi Pelé et qui doivent inspirer la jeunesse de leurs pays respectifs. Avec le soutien de la Fifa, nous avons progressé en Afrique dans le soutien médical des équipes, pour les universités du sport, en matière de media, marketing. Une équipe africaine peut-être favori."
Q: Vous n'avez pas cité l'Afrique du Sud?
R: "(Sourires) Je suis réaliste, nous avons vu nos performances dans le passé. On a une montagne à escalader."
Q: Etre un pays hôte, c'est un poids supplémentaire...
R: "C'est une question de pression. Mais si une équipe a peur, ce n'est pas la peine de participer. L'Euro-2008 a démontré ce qu'était le football moderne: énormément de pression sur chaque joueur. Un bon parcours d'un pays hôte change tout. En 1998, quand la France va en finale et gagne chez elle, ce fut une énorme fête, l'ambiance était fantastique. Ca reste dans les mémoires. Le bon parcours en 2006 de l'Allemagne chez elle est restée dans les mémoires. En 1966, l'Angleterre organise le Mondial et gagne. C'est ce qui est resté. C'est très important, pour l'ambiance dans les rues. Maintenant, à l'Euro-2008 la Suisse et l'Autriche sont éliminées et ça manque. Nous sommes conscients de la montagne que nous devrons escalader. Ce sera notre plus grand défi."
Q: Où en êtes-vous pour les billets et les places?
R: "Ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'il n'y aura pas assez de billets pour tout le monde. Nous avons une population de 47 millions d'habitants et nous n'aurons que 3 millions de tickets disponibles pour tout le monde. Vous en saurez plus sur les détails après le tirage au sort. Mais dites à vos supporteurs: +Venez en Afrique du Sud+. Ils pourront vivre ce tournoi à l'intérieur ou à l'extérieur des stades. L'Allemagne a montré que la fête était aussi présente dans les zones réservées aux supporteurs. C'est devenu une composants clé dans une Coupe du monde. Nous allons améliorer les détails dans ces +fans zones+ comme l'ont fait les Allemands, qui ont placé la barre très haut. Les +fans zones+, ce sont une seconde coupe du monde."
Q: Et pour les volontaires?
R: "Nous comptons sur 500.000 volontaires. Le lancement de la procédure pour postuler commencera le 1er juillet, pour ceux qui veulent devenir volontaires. Nous voulons des Sud-Africains, mais aussi des Australiens, des Allemands...
Source Le Monde
21:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : football
22.06.2008
Diouf sous l'arbre à palabres
Au Mondial 2002, un débordement d’El Hadj Diouf a permis au Sénégal de terrasser la grande France. Six ans après cet exploit, les frasques d’El Hadj ont fait plus parler de lui que ses performances sur le terrain. De passage à Abidjan avec les Lions de la Téranga, l’attaquant de Bolton, en Angleterre, s’est confié à Top visages.

• C’est la première fois que tu viens à Abidjan ?
- Oui. Jusque-là, ce que je savais d’Abidjan, c’est des amis comme Abdoulaye Méité, Didier (Drogba, ndlr), Kolo Touré, Emmanuel Eboué… Aujourd’hui, je suis content d’être là. J’espère qu’Abidjan va nous porter bonheur pour le Mondial 2010 comme la Gambie l’a fait sur la route du Mondial 2002.
• C’est bizarre mais, tu es assez différent de l’image que tu donnes sur les terrains de foot…
- L’image ne reflète pas ma personne (il rit). Là, on parle tranquillement. Je suis sûr que tu es surpris de me voir si calme. En fait, quand je ne suis pas sur un terrain de foot, je suis généralement avec ma famille. J’adore jouer avec ma fille dans ma piscine. Des fois, je la prends et on sort avec des amis, il m’arrive d’aller à la plage, au cinéma avec ma fille.
• D’où vient-il que tu es si impulsif, voire méchant pendant les matches ?
- Je suis impulsif sur le terrain parce que je n’aime pas perdre, d’ailleurs personne n’aime pas perdre. En fait, je suis un mauvais perdant. L’autre raison qui fait que je suis si impulsif sur le terrain, c’est que j’ai eu une enfance difficile. Enfant, je ne connaissais que la bagarre, les rapports de force. Même aujourd’hui, quand je vais quelque part et que quelqu’un veut me manquer de respect, je lui montre tout de suite d’où je viens. Je suis un homme, un vrai. Ce n’est pas parce que je suis footballeur que je suis moins homme. Dans la vie, la moindre des choses qu’on peut me donner, c’est le respect
• En dehors des terrains, tu traînes aussi une sulfureuse réputation
- Les gens vont toujours parler de moi, ils vont toujours parler d’Eto’o, de Drogba. C’est ça aussi la rançon de la gloire. Mon image de bad boy que les gens véhiculent attire les regards sur moi. Mais je le vis bien parce que ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas du tout ce que les gens disent. Mes proches me connaissent et savent que j’ai un cœur magnifique.
• …
- Je suis moi-même. Le problème, c’est que je suis tellement moi-même que tout ce que je fais, c’est naturel, c’est peut-être ce qui dérange. Je te donne l’exemple de quelqu’un qui est incompris comme moi, mon pote Nicolas Anelka. Il y a des gens comme ça sur terre que les autres ne cherchent pas à comprendre.
• Tes frasques en boîte de nuit…
- (Il coupe) Il y a plein de conneries qu’on dit sur moi. Les histoires avec les filles, les frasques en boîte de nuit etc. C’est comme cette histoire selon laquelle je suis sortie en boîte de nuit à la veille d’un match à la CAN 2008. Je ne suis jamais sortie à la veille d’un match. Je suis un joueur professionnel, je joue en Angleterre. Là-bas on ne connaît même pas la mise au vert. Avant un match, on est en famille, on prépare le match comme on veut. Le jour j, si le match est prévu pour 15 heures, on arrive à 13 heures 45 dans les vestiaires. Quand on finit de jouer, chacun retourne chez lui…Un footballeur, il faut le laisser faire ce dont il a envie pour préparer son match. C’est sur le terrain qu’on doit juger un footballeur. Les gens on tendance à me juger hors des stades, je dis non ! Jugez moi sur le terrain…
Je t’assure que le journaliste qui a écrit que j’étais sorti à la veille d’un match s’est rendu compte qu’il avait fait une bêtise, il m’a présenté des excuses après.
• O.K. Mais à côté de ça, tu as porté main à une femme en boîte de nuit (En 2005 il a giflé la seconde épouse de son ami Kalilou Fadiga, ndlr)
- Il y a eu une petite histoire entre nous, c’est vrai. Mais, ce n’était pas aussi grave que les gens le disent. Par exemple, il n’y a pas eu de mandat d’arrêt international contre moi.
• Dernièrement Samuel Eto’o a agressé un journaliste au Cameroun, c’est le genre de chose que tu peux faire ?
- Oui, ça peut m’arriver. Nous ne sommes que des humains, et ça arrive de péter les plombs. Ecoute, même quand toi, le concerné, tu n’as pas mal pour ce que les journalistes écrivent sur toi, ceux qui t’aiment ont mal et tu penses à eux.
• Dis-moi : tu as quelqu’un dans ta vie ?
- Oui, j’ai une compagne, nous sommes ensemble depuis bientôt dix ans. J’ai un enfant (une fille), j’attends un deuxième.
• Quel genre de père es-tu ?
- (Il sourit) Je suis un bon père, s’il faut être sévère, je le suis, s’il faut être très gentil avec ma fille, je le suis aussi. Chez moi, je ne suis pas du tout râleur, il n’y a que sur le terrain que je râle. La vie est tellement belle aujourd’hui qu’il faut bien la vivre et donner la meilleure éducation à ses enfants.
• Comment ta compagne vit-elle toutes ces choses qui se disent sur toi ?
- Tu sais, c’est quand quelqu’un ne te connaît pas qu’il peut croire tout ce qu’on raconte sur toi. Ma femme, elle me connaît, elle sait comment je suis… Face à tout ce qui se dit sur moi, je suis blindé, je suis intouchable. Les gens peuvent dire et écrire ce qu’ils veulent ça ne me touche pas. Je sais où mettre mes pieds, je sais quoi faire dans ma vie.
J’ai dit à mes parents que je voulais être footballeur, grâce au travail, j’ai réussi à le devenir alors, qu’ils me laissent faire. Je leur ai aussi demandé de me faire confiance et de ne pas écouter ceux qui racontent des choses sur moi parce que ceux qui racontent ces choses-là aimeraient être à ma place.
• Quel est le dernier geste que tu fais avant de monter sur un terrain ?
- Avant de monter sur un terrain j’appelle ma mère. Après, je prie le bon Dieu, son prophète Mahomet et Cheich Amidou Bamba (le chef spirituel des mourides au Sénégal, ndlr).
• Un musulman, ça ne boit pas d’alcool
- Moi, je suis croyant, mais je bois de l’alcool. Les gens disent souvent qu’il ne faut pas faire telle ou telle chose. Mais le Coran, Dieu l’a confié au prophète seul, il n’y avait personne d’autre. Juste pour dire que mon rapport à Dieu est personnel et Dieu seul me jugera. Parce que je crois en lui, je crois en son prophète et je crois en Cheich Amidou Bamba.
• J’ai remarqué que dans tes interviews, tu parles beaucoup de ta mère…
- Ma mère est tout pour moi. Si je suis devenu ce que je suis, c’est parce que j’ai eu l’éducation qu’il fallait. Ma mère était toujours là pour moi.
• Mais jamais de ton père.
- Mon père est là, je l’ai tout le temps au téléphone quand je suis hors du Sénégal. Mais l’intimité que j’ai avec ma mère, je ne l’ai pas avec lui. Il y a aussi que je suis un garçon et j’aime bien protéger ma mère alors je suis plutôt du côté de ma mère et de ma grand-mère.
• Tu as combien de frères et sœurs ?
- J’ai pas mal de frères et sœurs. Du côté de mon père, nous sommes sept ou huit. Chez ma mère, nous sommes cinq. Mes frères ne sont pas tous à ma charge. Il y en a qui travaillent, je les aide quand je peux. Et puis aider quelqu’un, ce n’est pas que l’argent. Aider quelqu’un, c’est aussi le côté psychologique, moral etc. En tout cas, mes frères sont toujours derrière moi, je m’entends très bien avec eux, ils viennent me voir en Angleterre.
• Parle-nous de ton enfance.
- Je ne vivais pas dans une maison avec piscine, ce n’était pas la fête tous les jours. Je ne mangeais pas ce que je voulais, je n’avais pas les dernières baskets à la mode, je n’avais pas non plus les vêtements à la mode… J’étais déjà un bad boy quand j’étais petit. Je me bagarrais comme tous les enfants terribles, mais je n’ai jamais touché à la drogue, je n’ai jamais volé. Aujourd’hui, grâce à ma mère et à ma grand-mère qui se sont occupées de moi avec les moyens du bord, je m’en suis sorti. Je suis allé en France par hasard. J’avais 14 ans et je jouais pieds nus dans la rue quand quelqu’un que je ne connaissais même pas m’a pris et m’a fait partir en France. Là-bas, j’ai intégré le centre de formation de Sochaux…
• Le plus important dans la vie pour toi, c’est quoi ?
- Pour moi, le plus important dans la vie, c’est le respect. Je respecte tout le monde alors, je veux qu’on me respecte en retour. J’ai ma vie, je m’occupe de ma famille, je ne fais de mal à personne, je n’ai tué personne, je n’ai pas vendu de la drogue pour avoir ce que j’ai. J’ai travaillé très dur pour en être là alors, je veux que les gens respectent ma façon de vivre.
• Comment tu t’imagines dans 20 ans ?
- Je ne sais pas parce que pour l’instant je vis au jour le jour. Je ne me prends pas la tête. Mais plus tard, j’aimerais aider les jeunes Africains qui n’ont pas les moyens à devenir footballeurs professionnels. Il faut que je redonne au football ce qu’il m’a donné. En tout cas, après ma carrière, je transmettrai ce que j’ai appris aux jeunes. Je peux être entraîneur, président de club. Je peux aussi sillonner l’Afrique pour dénicher des talents.
• Autre chose : il y a quelques temps tu avais décidé d’arrêter de jouer pour l’équipe nationale du Sénégal
- Oui, je voulais arrêter parce que quand on a affaire à des footballeurs professionnels, il faut se comporter en professionnel. C’est un message que je voulais lancer aux dirigeants du football sénégalais. On quitte nos clubs pour venir jouer pour le pays, il nous faut des dirigeants qui soient à la hauteur. Or à l’époque, les primes n’étaient pas payées à temps, les billets d’avion n’étaient pas remboursés à temps etc.
• Oui mais, tu ne peux pas exiger les conditions que ton club t’offre en sélection, ce ne sont peut-être pas les mêmes moyens.
- Pourquoi pas ? S’il y a quelque chose de bien chez les Européens, pourquoi on ne copie pas ? Il faut avancer dans la vie. Il n’y a pas de honte à copier ce qui est bien chez les autres. Avant, il n’y avait que trois ou quatre joueurs professionnels dans les sélections africaines, aujourd’hui tous les sélectionnés sont des professionnels alors, il faut professionnaliser les encadrements. Quand la FIFA ou la CAF décide qu’un match se joue à 15 heures, il se joue effectivement à 15 heures. Alors, je ne vois pas pourquoi on ne paierait pas les primes en temps et en heures. Aujourd’hui, l’Afrique a d’excellents joueurs mais souvent, on n’a pas les dirigeants qui vont avec. Mais je reconnais que les choses se sont améliorées au Sénégal sur ce sujet.
• Il y a peut-être les conditions qui n’étaient pas bonnes, mais sur le terrain, toi et les Lions de la Téranga avez perdu la rage de vaincre qu’on vous connaissait en 2002
- C’était la grinta, la rage de vaincre sénégalaise. A l’époque, on avait une équipe où tout le monde se défonçait. Chacun jouait pour l’autre. La preuve en 2002-2003 les trois meilleurs joueurs africains étaient des Sénégalais. C’est pendant cette période-là que j’ai gagné mes deux Ballons d’or africains. J’avoue qu’on l’avait un peu perdu. Mais, c’est en train de revenir. L’équipe du Sénégal est en train de revenir à son meilleur niveau. Dans ces éliminatoires CAN-Coupe du monde, nous avons battu l’Algérie, nous avons fait un match nul en Gambie en jouant à 10 contre 12, parce que l’arbitre jouait pratiquement contre nous. Si on continue sur cette lancée, on pourra aller très loin.
• …
- A ce sujet, je voudrais dire aux Ivoiriens qu’il est plus facile de jouer contre le Brésil que contre des équipes comme Madagascar, Botswana etc. Contre le Brésil, par exemple, le jeu est ouvert, chacun peut s’exprimer sur le terrain. Or, contre des équipes supposées plus petites en Afrique, on vous attend, on joue derrière. Je demande aux Ivoiriens d’être derrière leur équipe et de croire en elle.
Source Top Visages
01:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : football
20.06.2008
Eto'o contre Drogba
Eto'o contre Drogba... Quelques actions.
23:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : football, drogba
19.06.2008
Petit régal des buts d'Aruna Dindané
Une compil' de quelques buts d'Aruna Dindané. Appreciez...
03:25 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : football
18.06.2008
Mais que devient Ronnie?

Pour 19 milliards de fcfa, un club peut s'offrir le meilleur joueur de la planète des années 2003-2007, le prodigieux brésilien Ronaldinho. Et pourtant, personne ne se presse vraiment au portillon pour s'attacher les services du Ballon d'Or 2005, dont l'étoile sportive a pali aussi vite que montait sa réputation de fétard invérété et les rumeurs d'une blessure incurable...
Manchester City, unique option
Au fil des semaines, alors que les noms de Cristiano Ronaldo, Didier Drogba, David Villa, Deco ou encore Samuel Eto'o, reviennent sans cesse dans les gazettes de la presse anglaise, celui de Ronaldinho a dû mal à se frayer un chemin jusqu'aux premières pages. Il y a encore un an, pourtant, l'ancien joueur du PSG était de toutes les rumeurs et les plus grands clubs européens tentaient d'arracher le joyau des mains du FC Barcelone. Douze mois plus tard, après une saison cauchemar en Catalogne avec seulement dix-sept matches de Liga disputés, sur fond de méforme chronique et d'entraînements avortés, l'enfant de Porto Alegre n'excite plus les recruteurs de la planète football, bien au contraire, à moins que ce soit une manoeuvre de ces derniers pour faire baisser le prix d'un joueur annoncé sur le déclin.
Manchester City, et son nouveau manager Mark Hugues, seraient prêts à l'accueillir, histoire de donner un peu de lustre à leur effectif et de concurrencer - au moins médiatiquement - l'autre club de la ville, un certain Manchester United. Le richissime propriétaire de City, l'ex-Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, rêve de signer la star. "Nous le courtisons et nous continuerons à le courtiser", a-t-il affirmé à la presse, à Bangkok. Reste que Ronaldinho traîne des pieds pour rejoindre le neuvième du dernier championnat d'Angleterre... Il espère même que le Chelsea de Luiz Felipe Scolari vienne à son aide. "J'ai gagné le Mondial avec lui en 2002. J'ai beaucoup cru en lui et ça serait un plaisir que nos chemins se croisent à nouveau", a-t-il déclaré au Daily Telegraph.
L'hypothèse Barcelone
Au vu des émoluements princiers qu'il reçoit au FC Barcelone, Ronaldinho n'est pas pressé de quitter la Catalogne, surtout en cas de baisse de salaire. Son frère Roberto de Assis a même émis une hypothèse qui doit glacer le sang de Joan Laporta et des dirigeants du club blaugrana. "La presse parle beaucoup mais je n'ai jamais annoncé le départ de Ronaldinho. Il a un contrat jusqu'en 2010 et donc nous sommes tranquilles", a déclaré l'agent du joueur, sur une radio brésilienne, a rapporté El Mundo Deportivo.
Arrivé à la tête de l'équipe première en remplacement de Frank Rijkaard, Pep Guardiola travaille pourtant sur un effectif sans l'attaquant brésilien, afin de retrouver de la sérénité après une saison émaillée de scandales en coulisses. Si Ronaldinho devait rester au sein du club blaugrana, il devrait amende honorable et se plier à la nouvelle discipline que ne manquera pas de mettre en place le technicien espagnol. Le feuilleton "Ronnie au Barça" n'a peut-être pas connu sa fin.
Source football.fr
00:01 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : football
16.06.2008
Encore une copie bien pâle des Eléphants

Eugène Djabia
Source Le Temps
15:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : qualifications, elephants, football
14.06.2008
Les Zèbres défient les éléphants

Conscients de la tâche et pour prendre leurs repères, les Ivoiriens séjournent, depuis mardi, dans l’antre adverse. Le sélectionneur Vahid Halilhodzic n’a pas enregistré d’arrivée au sein de son groupe. Il reconduira donc la même équipe qui a joué contre les Baréa de Madagascar. Ainsi, Guy Demel, Boka Arthur, Méité Abdoulaye ou Zoro Marc et Kolo Habib (capitaine) graviteront autour du gardien Copa Barry.
Dans le secteur médian, Zokora Didier Maestro, Faé Emerse, Emmanuel Eboué et Akalé Kanga assureront la coordination. Quand en attaque, Sanogo Boubacar et Cissé Sékou ou Kandia Traoré, tenteront de prendre à défaut le bastion défensif adverse. Dans la galerie des réservistes, on retrouvera, entre autres, Ya Konan Didier, Koné Kouamatien et Tiené Siaka Chico.
En tout cas, le public ivoirien attend de voir un autre visage des Eléphants que celui qu’ils ont présenté dimanche dernier, à Antananarivo. En somme, ils doivent gagner pour entretenir l’espoir avant la phase retour de ce premier tour qualificatif. Kolo et ses coéquipiers, avec un peu plus d’orgueil, de solidarité et d’imagination, peuvent relever le défi botswanais.
Jean-Baptiste Béhi
Source Frat-Mat
23:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : football, éléphants, qualifications
